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Les croix

Croix de la Rode
Croix de la Rode
Croix de la Rode
Croix du Buffre
Croix de la Rode
Croix pastorale, Saint-Pierre-des-Tripiers
Croix de la Rode
Croix du Bac, à Champerboux

Tout au long du chemin, les croix sont autant de signes et de guides pour le pèlerin. Ces croix très nombreuses, en bois, en pierre ou en métal, témoignent de l’impact de la christianisation et de la ferveur de la foi chrétienne dans ces régions. D’une grande diversité, elles ont une utilité bien précise et souvent spécifique.

  • Il y a, bien entendu, les croix de dévotion implantées sur les hauteurs dominant les bourgs et villages, il s’agit souvent des calvaires, des croix de pèlerinages.
  • Les croix de carrefours peuvent également être des lieux où passent les processions et rogations ou sur la voie des convois funéraires.
  • En bordure des chemins et principalement aux croisements, se trouvent des croix de direction. Très répandues au Moyen Âge pour christianiser les lieux, elles guident et protègent le voyageur sur les chemins de pèlerinage.
  • Les autres croix situées en bordure des chemins peuvent aussi avoir des fonctions de croix mémorielles, c’est-à-dire qu’elles ont été érigées à un endroit précis en mémoire soit d’une personne, soit d’un événement en relation avec le lieu d’implantation. Il peut aussi s’agir de croix de défunts. Souvent au pied de ces dernières se trouve une pierre plate en forme de socle, ceci servait à déposer le cercueil des défunts lors de procession funèbre avant l’existence des corbillards. Les croix peuvent également être associées à un monument aux morts.
  • Les croix de mission sont apparues au début du XVIIe siècle (après la signature de l’édit de Nantes en 1598). Elles furent également nombreuses à être érigées après la tourmente révolutionnaire, où il fallut, pour les représentants de l’Église catholique romaine, restaurer la pratique religieuse. Beaucoup d’autres datent également du XIXe siècle ou du XXe siècle.
  • Enfin, on trouve aussi des croix de limite, signalant l’entrée et la sortie d’un village ou délimitant les propriétés en bordure de parcelles cultivées.

On trouve aussi d’autres types de croix, celles des places, d’églises, de cimetières, de ponts, de maisons, de sources, de fontaines etc.

Certaines croix en fer forgé sont ornées de symboles de la crucifixion. Parmi les plus représentés figurent la lance utilisée par le soldat pour transpercer le côté du Christ, la proclamation dite de Ponce Pilate « INRI » (Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum, « Jésus de Nazareth, roi des Juifs »), ou encore le coq, rappelant la parole de Jésus annonçant à Pierre sa trahison avant que le chant du coq ne se fasse entendre.

Quelques Croix remarquables

Parmi les croix remarquables du chemin, on peut citer la croix de la Rode, sur l’Aubrac ; la croix du pont des Pèlerins, à Saint-Chély-d’Aubrac, où l’on peut discerner un pèlerin sur le fût de la croix. Sur le causse Méjean, on admirera également la croix du Buffre. La croix pastorale de Saint-Pierre-des-Tripiers, représentant un berger menant son troupeau de brebis et une gerbe de seigle, évoque, de façon pittoresque, le mode de vie du causse. De façon plus surprenante, c’est également sur un menhir que l’on pourra voir se dresser une croix, comme au hameau des Lavagnes – une façon pour les Chrétiens des IVe-Ve siècles de s’approprier ces vieilles pierres sacrées.

Datant du XIIe siècle, la croix du Buffre, sculptée dans le calcaire local, est la plus vieille croix de Lozère. Les personnages représentés sur le socle, de part et d’autre d’un bénitier en forme de tête humaine, ont été interprétés différemment. Il pourrait s’agir de pèlerins portant un bâton cruciforme, insigne des pèlerins. Toutefois, les personnages portant, outre la croix, un autre objet – probablement une clé pour l’un, une sorte de globe pour l’autre – on a également pensé qu’il pouvait s’agir de saint Pierre et saint Paul, ou saint Jean.

Si les croix en pierre sont nombreuses le long du chemin, plus rares sont les croix en fer forgé, souvent récupérées au fil du temps pour réutiliser le métal. La croix du Bac, à Champerboux, qui date de la fin du Moyen Age (XVe siècle), est l’une des plus anciennes survivantes. Elle présente cependant un décor malheureusement incomplet. Des feuillages ornent la tige et les bras de la croix. Sur chacune des faces, un petit personnage a été exécuté dans une même pièce de métal : le Christ d’un côté, la Vierge à l’Enfant de l’autre. Cette dernière avait été volée dans les années 1970 et retrouvée dans les années 1990. Pour des raisons de sécurité, elle n’a pas été réinstallée. Sur la base de la croix est gravée une inscription en lettres gothiques, difficilement lisible et sans signification connue.

Photo : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Saint-Pierre-des-Tripiers_croix.JPG